«Blake et Mortimer» victimes du casse du siècle

Jacobs jouait ses propres personnages avant de les dessiner. Hélas, quand les vrais voleurs ont vidé sa maison, ses héros de papier sont restés impuissants. © Jacques Labeye.
Jacobs jouait ses propres personnages avant de les dessiner. Hélas, quand les vrais voleurs ont vidé sa maison, ses héros de papier sont restés impuissants. © Jacques Labeye. - Jacques Labeye.

Avec Hergé, Jacobs est l’autre monstre sacré de l’école de Bruxelles. Ensemble, ils ont écrit l’histoire du journal Tintin . Leurs héros, Tintin, Milou, Blake et Mortimer sont entrés dans la légende du 9e Art. Mais si l’héritage d’Hergé est jalousement préservé dans le Musée qui porte son nom, celui de Jacobs fait l’objet depuis plusieurs années d’un véritable hold-up sur le marché de l’art.

La Fondation Jacobs, créée par l’auteur de son vivant, en 1983, et mise en liquidation judiciaire à la demande de son président actuel, Philippe Biermé, en 2016, ne contrôle plus la situation. Cet été, les clés de ses coffres ont été confiées à la garde de la Fondation Roi Baudouin. Entre-temps, une nouvelle Fondation Edgar Jacobs a été constituée avec Moulinsart pour assurer la gestion du droit moral sur l’œuvre de Jacobs. Par un invraisemblable pied-de-nez de l’histoire, Tintin vole ainsi au secours de Blake et Mortimer !

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