Impayable, le revenu universel? «C’est la pauvreté qui coûte cher!»

Rutger Bregman. © Stephan Vanfleteren.
Rutger Bregman. © Stephan Vanfleteren. - stephan vanfleteren.

L a véritable crise de notre temps n’est pas que nous n’avons pas la vie facile ou qu’elle risque de devenir plus dure. Non, la véritable crise, c’est que nous n’avons rien de mieux à proposer ». Et si la clé pour comprendre la crise de nos démocraties résidait dans cette formule ? Son auteur, l’historien néerlandais Rutger Bregman, a publié un ouvrage dont le succès va croissant. Son titre : Utopies réalistes. Paru en 2016, il a déjà été traduit dans 17 langues et figure en tête des meilleures ventes dans plusieurs pays. La traduction française vient de paraître au Seuil.

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  • Non, c'est l'impossibilité de l'individu à réguler les naissances. Il faut être sadique pour mettre des enfants au monde si on est pauvre. ET AVEUGLE.

  • L'allocation universelle rejoint la pensée libérale qui considère que tous les hommes ont les mêmes capacités de responsabilité face à leur existence. C'est une fausse bonne idée, car elle ouvre la porte au rabotage des salaires, au détricotage de tous les acquis sociaux qui, eux, protègent les plus faibles en mutualisant les ressources de la société pour les redistribuer en fonction des besoins vitaux de chacun. C'est de salaire à vie dont il faudrait parler lui qui coupe radicalement le travail de sa conception actuelle capitaliste pour laquelle seul le travail qui produit une plus-value pour les propriétaires des moyens de production a une valeur économique -une mère de famille au foyer, un bénévole dans une ASBL ou un pensionné travaillent et à ce titre méritent un salaire. Ce salaire à vie déconnecterait donc le salaire de l'emploi et du marché du travail, ce marché qui met tant à mal la dignité humaine, comme le souligne à juste titre Rutger Bregman. Ce salaire serait basé sur la qualification professionnelle -non pas exclusivement sur la certification scolaire- toujours améliorable jusqu'à un seuil de revenu à ne pas dépasser. Ce système suppose évidemment que toute la richesse créée soit redistribuée en fonction des besoins individuels et collectifs. Finis évidemment la propriété lucrative, les dividendes et la rente du capital ! Fini donc le capitalisme, car c'est l'erreur fondamentale de tous ces chantres de l'allocation universelle : ils maintiennent dans leur vision le capitalisme et ses moteurs "euro"-phages" pour l'accumulation des richesses. Lire à ce sujet Bernard Friot.

  • Ce n'est pas si idiot que cela. D'abord, personne jusqu'à présent n’a chiffré la pauvreté. Ce serait bien qu'une étude soit faite sur ce problème et ce ne sera pas facile. Ensuite il n'est pas certains que cette possibilité mise à disposition n'engendre pas un retour vers le travail-occupation. Une personne libérée du souci administratif et du soucis du "comment je paie mes factures demain" peut par cette liberté s'occuper un peu plus de lui-même et cela peut être positif sur plusieurs plans dont certainement le plan de la santé. Dans tous les cas, ce ne serait pas plus idiot que ce qu'il se fait actuellement sans bénéfice pour la collectivité. Impayable ? avez-vous seulement une idée de ce que payons actuellement et cela non plus n'est pas mis à la disposition du citoyen.

  • Le revenu universel est une connerie totale ! Si demain, vous donnez 1.500 € à tout le monde, et bien 1.500 € sera le nouveau zéro. Ce qui aura pour conséquence de faire augmenter tous les prix proportionnellement, et on se retrouvera donc dans la même situation !

  • L'idee est bonne mais l'homme est cupide et on ne saura jamais rien y changer, c'est dans nos gènes...

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