Viaduc Herrmann-Debroux, le résultat d’un quart de siècle de sous-investissement de l’État

©Pierre-Yves Thienpont. Le Soir.
©Pierre-Yves Thienpont. Le Soir.

Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours. Comme le montre l’infographie ci-contre, les pouvoirs publics investissent, depuis un quart de siècle, moitié moins (en pourcentage du PIB) que dans les années septante.

Et insuffisamment pour maintenir en état les infrastructures existantes – comme l’indiquent les avanies des tunnels et viaducs bruxellois et le mauvais état des routes wallonnes (pour ne prendre que ces exemples).

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  • Rappel très opportun sur l’effondrement de l’invesrissement Public depuis 1985 en Belgique que ce soit en matière d’entretien, de renouvellement ou d’augmentation de capacité. Cette situation est d’autant plus dramatique que contrairement aux autres pays qui ont limité leurs investissements comme l’Allemagne, notre pays a connu un accroissement considérable de sa population passant de 10 millions d’habitants en 1990 à 11,4 millions à la fin de cette année. Une augmentation qui n’a pas été envisagée par les décideurs antérieurs et qui plombe aujourd’hui bien des aspects de la vie sociétale....mobilité, vieillissement des habitants, éducation et formation, équipements collectifs. Une hausse de 1% de la part de la richesse nationale soit 4 milliards par an consacrée à l’investissement est indispensable. Le plan d’avenir du gouvernement est encourageant mais reste très insuffisant à l’horizon 2030.

  • Depuis que les flamands ( goed bestuur) dirigent l'état Belge, c'est la catastrophe pour Bruxelles ! Bruxelles est riche et elle se débrouillerait bien mieux si elle pouvait se gérer toute seule !!!

  • En soi, il ne s'agit pas de sous-investissement mais de sous entretien. Dépense d'entretien =/= investissement

  • Investir, c'est dépenser dans de nouvelles structures. Aussi, si on ne fait pas assez de dépenses d'entretien, c'est peut-être qu'on a trop diversifié les investissements sans tenir compte des entretiens à venir. Construire une nouveauté est plus visible politiquement qu'entretenir ce qui existe déjà.

  • Excellent article ! Il est malheureusement trop facile pour les gouvernants "d'assainir" les finances publiques en rognant sur les investissements. La volonté de rentrer dans l'euro en atteignant les critères de Maastricht est probablement une des causes de ce virage. Et depuis la crise de 2008, les dirigeants de la zone euro ont très mal dirigé l'économie en n'incitant pas vraiment à la relance par les investissements publics.

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