Pas si ringardes qu’on le dit, les provinces

Les déplacements domicile-travail se font de manière privilégiée à l’intérieur des frontières provinciales. © Belga.
Les déplacements domicile-travail se font de manière privilégiée à l’intérieur des frontières provinciales. © Belga. - Belga.

Pas aussi ringardes qu’on le dit, les provinces ? La question mérite d’être posée à la lecture des travaux des géographes Isabelle Thomas, Arnaud Adam (tous deux de l’UCL) et Ann Verhetsel (université d’Anvers) : « Les frontières provinciales restent une réalité très tangible pour la population. Elles constituent manifestement une empreinte spatiale importante dans l’esprit des gens. »

L’étude (1) dont nous avons pris connaissance ne portait pas sur les provinces, et encore moins sur leur avenir institutionnel. Les chercheurs ont étudié les mouvements des habitants de la Belgique, à travers les déménagements des familles et les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Les nouvelles technologies ont permis d’accéder à des masses d’informations colossales à travers le « Big Data ».

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  • Le résultat de cette étude n'est pas vraiment une surprise: l'individu est attaché à ses racines. Sauf contraintes économiques, il se déplace relativement peu. Et même dans ce cas, il reste attaché à sa province (un breton qui a déménagé à Marseille se dira toujours breton d'origine). Je suis attaché à ma province pour des raisons historico- folkloriques. Par contre, les provinces n'ont plus de réelles raisons d'exister au niveau institutionnel. Les fantasmes de supracommunalité organisée au niveau provincial sont seulement une manière de pérenniser l'institution.

  • Nos élus ont peur de ne pas trouver du travail dans le privé?

  • Ca s'explique relativement facilement si on y réfléchit un peu. Nombre d'activités sont organisées par province aujourd'hui (je pense surtout aux activités sportives), donc on va organiser son lieu de vie par rapport à ses activités, et donc on restera plus facilement dans la province... Après, les "frontières" entre provinces représentent potentiellement qqch. Prenons le Hainaut: il a des "frontières" avec la flandre, avec le Brabant Wallon et avec Namur: le hennuyer ne va que peu probablement déménager en Flandres, le BW implique probablement une hausse de loyer et l'article dit qu'entre hainaut et province de Namur il y a bcp de moumements. Mais ça n'empêche pas que je pense que le niveau institutionnel de la province est révolu (même si peut être que quelques organisations - j'en reste aux sportives - seront maintenues).

  • D'accord A LA CONDITION que la tutelle démocratique de la "supracommunalité" soit exercée par les régions. Ceci vaut également pour les Communautés. Donc dégraissons le nombre de politiques, supprimons les élus au niveau Provincial et Communautaire. Ne conservons "que" quatre niveaux d'élus: le Communal, la Région, le Fédéral et l'Européen.... et c'est bien assez comme cela. Simplifions la vie à l'électeur et aidons le à s'y retrouver SVP.

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