Être pauvre, c’est être un citoyen invisible

«
Quand on est au CPAS, on doit se mettre tout nu tout le temps, parce qu’on est considéré comme des fraudeurs
», dit Manu.
« Quand on est au CPAS, on doit se mettre tout nu tout le temps, parce qu’on est considéré comme des fraudeurs », dit Manu. - Pierre-Yves Thienpont.

Ils s’appellent Jean-Jacques, Marcelin, Brigitte, Johann, Manu, David, Hector et Marc. Ils viennent de Bruxelles, de Hastière, de Charleroi, de Beauraing. Réunis par Monique Couillard, volontaire permanente de l’ASBL ATD Quart-Monde en Belgique, dans un petit local de réunion proche de la gare du Midi, ils évoquent le travail qu’ils viennent de mener pendant un an et demi. Au fil de dix journées complètes de discussions en groupes de travail, ils ont nourri le dernier rapport du service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale, que Le Soir a pu consulter. Cette instance publique indépendante a pour mission de veiller au respect des droits fondamentaux pour les populations les plus précarisées. Dans ce nouveau rapport, elle a mis le focus sur la citoyenneté. C’est quoi, être citoyen, quand on vit dans la précarité ? Est-on vraiment un citoyen comme les autres ? Est-on considéré comme tel ?

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