L’opéra d’aujourd’hui se réconcilie avec son public

Dans les mains de Boesmans et Pommerat, Pinocchio retrouve à l’opéra sa pleine dimension ésotérique.
Dans les mains de Boesmans et Pommerat, Pinocchio retrouve à l’opéra sa pleine dimension ésotérique. - Patrick Berger.

Trois événements récents, parmi d’autres et après le succès mondial de Written on ski n de Benjamin, illustrent le regain de faveur que connaît l’opéra contemporain, le vrai, celui qui s’écrit aujourd’hui et non celui que l’on associe à tord à des compositeurs décédés. Les démarches sont particulièrement variées et développent des axes de création souvent originaux : une relecture contemporaine du nô japonais dans Only the sound remains de Saariaho, une vision moderne du conte dans Pinocchio revu par Joël Pommerat, l’évocation de l’univers de l’opéra américain vécu de l’intérieur chez Jake Heggie. Et à chaque compositeur de vivre son histoire avec ses moyens propres : un mysticisme éthéré chez Saariaho, un ludisme ensorcelant chez Boesmans et un retour sur soi chez Heggie qui récupère les recettes de la musique de film, autrefois vivifiée par l’opéra !

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