Salah Abdeslam, après le silence, la politique de la chaise vide

A cours de sa comparution, lundi, Salah Abdeslam a clairement exposé son refus de collaborer avec la justice.
A cours de sa comparution, lundi, Salah Abdeslam a clairement exposé son refus de collaborer avec la justice.

Il n’y aura plus qu’un seul prévenu face à la présidente du tribunal dans le procès de la rue du Dries. Salah Abdeslam a, en effet, annoncé qu’il ne souhaitait pas comparaître à l’audience de ce jeudi. Le procès va donc se poursuivre sans lui avec les plaidoiries des avocats de la défense, dont ceux de Sofien Ayari.

L’absence, un droit dont dispose tout prévenu appelé à comparaître en correctionnelle. En Belgique, il n’existe en effet pas de système de prise de corps systématique. Si une personne refuse d’assister à son procès, aucune mesure coercitive ne peut être prise à son égard.

Faut-il s’étonner de cette renonciation de la part de Salah Abdeslam ? Si ce nouveau soubresaut conforte les associations de victimes des attentats de Paris et de Bruxelles dans l’idée que le terroriste n’apportera pas les réponses tant attendues, il s’inscrit pleinement dans sa (nouvelle) logique de défense.

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