Les avocates gagnent deux fois moins que leurs confrères

Jeune avocate d’affaires bruxelloise, Alexiane Wyns a lancé en juin 2017, elle a lancé sa propre chaîne You Tube. Un moyen d’optimiser son temps et de gagner en visibilité. A raison d’une heure par jour consacrée à la gestion de sa chaîne, ce pari sur le long terme lui a permis d’augmenter de 15
% la fidélisation de sa clientèle et de 21
% le nombre de personnes prenant contact avec son cabinet. De plus, en proposant des programmes en ligne, vendus entre 300 et 500 euros, l’avocate diplômée de l’UCL économise environ 15 heures par client. Grâce à cette initiative, l’avocate, qui poste environ quatre vidéos par semaine, a décroché le prix de l’innovation en décembre dernier. Maître Wyns, qui a rejoint le barreau de Bruxelles en 2011, mise sur ce gain de temps pour se consacrer davantage à sa vie personnelle. En 2016, la «
coach juridique
» démissionne d’un grand cabinet d’avocat bruxellois pour lancer son propre cabinet «
J’étais à la limite du burnout. Mes horaires étaient devenus insoutenables et le plan de carrière m’empêchait de développer ma créativité
», révèle celle qui déplore aussi «
qu’un homme, tout juste doté d’un an d’expérience supplémentaire, lui soit passé devant.
» Selon M
e
 Wyns, «
Il faut repenser la structure des cabinets d’avocat pour donner plus de chance aux femmes.
» Pour percer le plafond de verre, Alexiane Wyns s’est donc vue contrainte de prendre un risque
: créer sa propre affaire.
Jeune avocate d’affaires bruxelloise, Alexiane Wyns a lancé en juin 2017, elle a lancé sa propre chaîne You Tube. Un moyen d’optimiser son temps et de gagner en visibilité. A raison d’une heure par jour consacrée à la gestion de sa chaîne, ce pari sur le long terme lui a permis d’augmenter de 15 % la fidélisation de sa clientèle et de 21 % le nombre de personnes prenant contact avec son cabinet. De plus, en proposant des programmes en ligne, vendus entre 300 et 500 euros, l’avocate diplômée de l’UCL économise environ 15 heures par client. Grâce à cette initiative, l’avocate, qui poste environ quatre vidéos par semaine, a décroché le prix de l’innovation en décembre dernier. Maître Wyns, qui a rejoint le barreau de Bruxelles en 2011, mise sur ce gain de temps pour se consacrer davantage à sa vie personnelle. En 2016, la « coach juridique » démissionne d’un grand cabinet d’avocat bruxellois pour lancer son propre cabinet « J’étais à la limite du burnout. Mes horaires étaient devenus insoutenables et le plan de carrière m’empêchait de développer ma créativité », révèle celle qui déplore aussi « qu’un homme, tout juste doté d’un an d’expérience supplémentaire, lui soit passé devant. » Selon M e Wyns, « Il faut repenser la structure des cabinets d’avocat pour donner plus de chance aux femmes. » Pour percer le plafond de verre, Alexiane Wyns s’est donc vue contrainte de prendre un risque : créer sa propre affaire. - Sylvain Piraux.

Alors que des avocats désignés comme experts par le ministre de la Justice ont initié divers brainstormings sur l’inéluctable mutation de leur métier (voir Le Soir du 1er mars), remettant plus de 600 pages de propositions à Koen Geens, la plus récente étude sur l’état de la profession, dressée à l’époque par l’Ordre des barreaux francophones et germanophone, remonte à 2010. Le Centre Perelman de la faculté de droit et de criminologie de l’ULB s’est donc penché sur ces données.

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