F-16 gate: le gouvernement tient le choc, mais «ce n’est pas fini»

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En coulisses, c’est une autre musique – on y vient –, mais en apparence, en façade, la suédoise tient le choc, et une faille, une seule, est apparue jeudi après-midi au parlement fédéral, théâtre des premiers échanges politiques sur le F16-gate. Une faille, une phrase, en fait. Celle-ci, tirée de l’intervention de Tim Vandeput, qui s’est exprimé à la tribune la Chambre pour le compte du VLD : « Il est crucial que le ministre dispose de l’autorité requise »… C’est dit, et c’est toute la question. Les faits sont lourds déjà, le doute est permis. Et s’il devait enfler, cela conduirait le ministre de la Défense à démissionner, en fait à assumer la responsabilité politique des manquements constatés dans son entourage et au plus haut point dans l’armée. Nous n’en sommes pas là, mais ça bruisse dans la suédoise.

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  • Un nouveau tee-shirt est né. Pas d'avion, pas de matabiche. Ces 15 milliards seraient bien utiles pour les hôpitaux, les routes et les enseignants. Voire pour financer les pensions, pour revenir à une retraite possible à 60 ans pour ceux qui veulent. C'est le mauvais choix du gouvernement entre des jouets pour quelques grands enfants et le reste de la population qui rame.

  • Les "hauts gradés" concernés ont fait "un pas de côté". C'est quoi ça comme situation administrative ? ça veut juste rien dire du tout, ça n'existe pas. Ils viennent travailler ? Ils touchent leur traitement ? Un dossier disciplinaire est ouvert à leur charge ? Ils sont suspendus ? Ils continuent à avoir accès à tous les dossiers et pourront suivre de près les audits en cours ? Ce "pas de côté" c'est de l'enfumage militaire, on noie le terrain sous un écran de fumée pour permettre aux troupes de manoeuvrer en toute discrétion.

  • Pour moi, il ne faut surtout pas que le ministre démissionne car l'important, ce n'est pas sa tête, c'est de mettre un terme à l'idée d'acheter ces avions F-35 dont "personne" ne veut. Le ministre est-il responsable de ce dysfonctionnement ? Non mais. Non parce qu'apparemment, personne n'a relayé l'info jusqu'à lui. Néanmoins, tous à la tête de l'armée savait très bien où penchait le coeur de la N-VA et comment la satisfaire. De ce point de vue la, la N-VA porte une responsabilité et il n'est pas anormal qu'elle paie le prix de cette crise. Il en va souvent ainsi en politique. Certains faits se produisent dont les responsables en place ne sont pas tout à fait coupables, ni tout à fait responsables, mais la N-VA lorsqu'elle était dans l'opposition ne s'étant pas privé de tirer à boulet rouge (pour ne pas dire avec des missiles SCUD) sur les autres partis, il n'est pas anormal que ceux-ci lui renvoient "l'ascenseur". Plus fondamentalement, en attaquant le SP.A hier, je pense que M. De Wever a commis une erreur politique. Il a appliqué l'adage "la meilleure défense, c'est l'attaque" mais ici, je n'en suis pas si sûr. Jusqu'ici, la N-VA avait du défendre ses ministres sur leurs terrains (immigration, etc.) que ce fut-ce les errements de M. Jambon ou de M. Francken. Mais ici cela touche, la défense, l'atlantisme et la "bonne gestion" au travers d'un marché public que la N-VA voulait exemplaire. On peut donc tout à fait comprendre la fébrilité du président de ce parti.

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