Le Lascaux de Bozko

Une tache bleu vif dans la pâleur du printemps, un homme voûté, au crâne rasé, qui se tourne vers la place, en bas, et vous regarde arriver. © Bruno Dalimonte
Une tache bleu vif dans la pâleur du printemps, un homme voûté, au crâne rasé, qui se tourne vers la place, en bas, et vous regarde arriver. © Bruno Dalimonte - © Bruno Dalimonte

Il passe derrière le comptoir du Montana Shop, rue de la Madeleine à Bruxelles, et se fige devant les centaines de bombes de peinture. Nous sommes lundi après-midi. Bozko en a encore pour deux jours de travail et il lui manque une quinzaine de sprays. C’est Nicolas Wieërs, fondateur du Balkan Trafik Festival et initiateur de cette œuvre murale, qui règle la note. Salée, quand même. C’est que le premier projet du plus célèbre des graffeurs bulgares a été refusé par les voisins et il a fallu racheter du matos pour la seconde version. « La première, on m’a dit qu’elle était trop effrayante, explique Bozhidar Simeonov, de son vrai nom. Qu’elle ferait peur aux enfants. Mais il faudrait qu’on arrête de prendre les enfants pour des débiles qui n’aiment que le rose et les papillons. Ce que je dessine, ce sont des aventures, des contes de fée. Et oui, les contes de fée sont effrayants. »

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