Formation des enseignants: ce que le Conseil d’Etat reproche au projet Marcourt

Le Conseil d’Etat critique certaines dispositions du décret mais le ministre Marcourt tient à minimiser la portée des remarques.
Le Conseil d’Etat critique certaines dispositions du décret mais le ministre Marcourt tient à minimiser la portée des remarques. - BELGA

C onsidérant que la Communauté française ne peut donner le mauvais exemple, surtout dans un texte relatif à la formation initiale des enseignants qui entend consacrer l’importance de la maîtrise de la langue française, l’avant-projet de décret doit être rédigé avec le plus grand soin ». La critique ressemble à s’y méprendre à une remarque de prof dézinguant un élève peu méritant… Sauf qu’ici, elle est signée Laurence Vancrayebeck, première auditrice au Conseil d’État. Et qu’elle s’adresse au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plus précisément au ministre Marcourt, auteur du projet de texte révisant la déjà célèbre formation initiale des enseignants. Dans un avis – que Le Soir a pu se procurer –, la haute juridiction n’est pas tendre avec l’avant-projet de décret qui lui a été soumis. A plus d’un titre.

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  • Qui est le mieux préparé actuellement pour enseigner : 1 AESI formé en 3 ans (ou 2 ans pour les anciens) ou 1 AESS formé en 5 ans (ou 4 ans pour les anciens)...? réponse générale les AESI......et donc pourquoi augmenter d'1 an leur formation sans augmenter d'au moins 1 an la formation des AESS ??? Cet allongement à 4 ans est grotesque et non réfléchi et ne va EN RIEN solutionner la pénurie de profs ....et en plus cela va coûter très cher pour pas grand chose ...Cet argent s'il est disponible (?) doit être investi vite et bien autrement ....à méditer pour renforcer le nombre d'enseignants et leur motivation et leur image à travers la société ....non peut-être...

  • Monsieur Soulmans:que signifie des compétences pédagogiques sans compétences et connaissances des matières? Compétences d'animateurs de plaines de jeux!

  • L'énorme problème des HEP est leur niveau de recrutement: selon le rapport McKinsey, 57 % des instituteurs maternels sortent du qualifiant, 38 % des instituteurs primaires et 32 % des régents.Faites une enquête anonyme auprès des profs des HEP et vous constaterai que les profs matières sont découragés par le niveau de leurs élèves.Evidemment, ce n'est pas l'avis de la majorité des profs de psycho-pédagogie qui se satisfont des compétences d'animateurs de pleine de jeux.C'est d'ailleurs l'objectif du GIRSEF , constitués de pédagogues et sociologues qui ne maîtrisent pas les matières, n'ont jamais de classes à gérer et par suite ne connaissent rien à l'école! La majorité des membres de l'ASBL :"NON AU PACTE " les exècrent!Les profs sortant des HEP ont besoin de coachs, de conseillers pédagogiques, de soutien de profs seniors, ce sont des assistés, en tout cas les nouvelles générations, mais les profs ayant fait le bac à l'université sont capables de gérer leurs cours et leurs classes de manière autonome et les formation continuée sont une perte de temps . Ils sont autonomes et non assistés! Les HEP ont été crées à la fin de la guerre 1940-1945 pour pallier au manque de profs suite à la guerre: c'était un système provisoire , qui aurait du être supprimé.Dans aucun pays ce genre d'études n'existent.Dans les années 1945 -1960, les élèves qui s'inscrivaient dans les HEP étaient les meilleurs du secondaire et les écoles normales qui formaient les instituteurs étaient de haut niveau et très sélectives(cf les récits historiques).Actuellement, les élèves du secondaire qui choisissent les HEP sont, dans la majorité des cas, les plus médiocres, ceux qui n'ont pas les capacités intrinsèques ou le courage pour faire autre chose.Je ne méprise personne, je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas! Informez-vous!Combien de parents ne trouvent pas des erreurs en tout genre dans les notes de leurs enfants, inscrits en primaire?

  • La codiplomation serait un nivellement par le bas, sans précédent, des universités.En outre, imposer à des étudiants ayant fait un bac universitaire de se mettre au niveau des étudiants des HEP qui font un bac de niveau secondaire serait une insulte pour les premiers!Il faut préciser que la caractéristique "formation universitaire" est typique des bacs : c'est à ce niveau seulement que l'exigence de rigueur, de capacité de comprendre, de capacité de réfléchir, de capacité de faire un effort, de maîtriser des cours vastes qui permet les corrélations, en bref, la sélection s'opère.Les masters sont en général des travaux de compilation en tout genre, qui ne sont guère de même niveau d'exigence comparable à ceux bacs! La preuve : de nombreux instituteurs et régents dont la formation en bacs est de niveau secondaire (cf les programmes)font un master en pédagogie ,en ayant donc court-circuité les bacs universitaires; il en est de même des étudiants qui font des études commerciales en Hautes Ecoles puis qui font un master en HEC, pour ne citer que ces deux exemples.Qu'ont d'universitaires de tels masters réalisés en court-circuitant les bacs universitaires? Pourquoi un tel système laxiste s'est-il mis en place? Que ceux qui veulent un diplôme universitaire montrent leur aptitude à en être digne en faisant les bacs dans les universités!!!Un instituteur ou un régent qui fait un master en pédagogie n'est pas, pour moi, un universitaire!!!

  • Merci une fois de plus à des "universitaires" de rabaisser les Hautes Ecoles ! Une seule solution : un master 120 pour tous les enseignants en co-organisation (voire organisé par les seules HE) au barème 501 pour tous. Les enquêtes du GIisef (UCL!) ont depuis longtemps ont depuis longtemps montré la validé des AESI et surtout leur maintien dans les écoles secondaires contrairement aux AESS... Un seul choix, celui des HE pour former tous les enseignants du fondamental au secondaire, y compris des directions et du CAPAES pour le supérieur. Il est temps de valoriser les compétences pédagogiques des HE !

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