Ambassade US à Jérusalem: la décision de Trump a quelques supporters en Europe

Selfie souvenir, lors de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, lundi. A gauche, les époux Netanyahou, à droite Ivanka trump, la fille du président américain, et son mari Jared Kushner.
Selfie souvenir, lors de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, lundi. A gauche, les époux Netanyahou, à droite Ivanka trump, la fille du président américain, et son mari Jared Kushner. - Photo News.

Reçu à Bruxelles par les ministres européens des Affaires étrangères, en décembre, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou avait fanfaronné : « Je pense que tous les Etats européens, ou la plupart, déménageront leurs ambassades à Jérusalem, reconnaîtront Jérusalem comme la capitale d’Israël ». On en est pas là, loin s’en faut, mais plusieurs Etats membres de l’Union européenne ont mis à mal la position commune officielle de l’UE. Soit en acceptant d’assister à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade US à Jérusalem (Tchéquie, Hongrie, Roumanie et Autriche – qui prend en juillet les rênes de la présidence semestrielle tournante de l’UE). Soit, pour les trois premiers, en bloquant la semaine dernière un projet de déclaration commune des Vingt-Huit, qui aurait dénoncé la décision américaine – l’unanimité, comme pour toute décision de politique étrangère européenne, était requise…

Grands amis d’Israël

La Hongrie s’était déjà opposée en décembre à l’adoption d’une réaction européenne « au nom des Vingt-Huit ». Officiellement, pour privilégier une réaction nationale. Le président tchèque et le gouvernement roumain, de leur côté, ne cachent pas leur sympathie pour un futur transfert de leur ambassade à Jérusalem. Et fin décembre, lors d’un vote à l’ONU obtenu à une immense majorité pour condamner la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, six Etats membres de l’UE (le trio précité plus la Pologne, la Croatie et la Lettonie) s’étaient abstenus, rompant déjà le front commun européen.« Ces pays sont de grands amis d’Israël et, plus encore, des Etats-Unis, les “grands sauveurs”  », pointe un diplomate.

Mogherini maintient

Ces lézardes dans l’unité européenne (« pour des raisons de politique intérieure », avait observé en décembre le chef de la diplomatie européenne) contredisent la position officielle de l’UE, pourtant réitérée lors du sommet européen de décembre : « L’UE réaffirme qu’elle est fermement attachée à la solution fondée sur la coexistence de deux États et, dans ce contexte, la position de l’UE sur Jérusalem demeure inchangée ». Cette dernière a été confirmée lors de plusieurs conseils des ministres des Affaires étrangères : l’établissement de missions diplomatiques à Jérusalem ne doit intervenir qu’à l’issue d’une négociation israélo-palestinienne couronnée de succès, avec la ville sainte comme capitale des deux États dans les frontières de 1967. Une position que la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a dû se résoudre à répéter ce vendredi en son nom, plutôt qu’au nom des Vingt-Huit.

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