Pourra-t-on exiger une copie de ses examens en juin?

Pour le doyen de la faculté de droit de l’UNamur, Marc Nihoul, le règlement général sur la protection des données (RGPD) est l’élément qui change tout.
Pour le doyen de la faculté de droit de l’UNamur, Marc Nihoul, le règlement général sur la protection des données (RGPD) est l’élément qui change tout. - D.R.

Quelle est la situation actuelle ? Aujourd’hui toutes les universités et hautes écoles organisent, avec plus ou moins de bonne volonté, des séances de consultation des copies d’examens sous la forme d’une rencontre entre un professeur et ses étudiants. On part en effet du principe que ces séances ont des vertus essentiellement pédagogiques, sur le mode « on apprend de ses erreurs ». Depuis plusieurs mois cependant, la Fédération des étudiants francophones mène un combat pour aller plus loin : elle veut que les jeunes puissent obtenir une copie de leurs épreuves, estimant qu’ils doivent pouvoir « garder une trace de leurs erreurs pour pouvoir les reconnaître et ne pas les reproduire ».

Jusqu’à présent, les universités s’y opposaient farouchement, avançant notamment que ces dispositions instaurent un climat de méfiance et mettent à mal la relation pédagogique.

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  • Avoir des droits est une chose normale en Démocratie. Les exercer en est une autre. Les enseignants autoritaires préfèreraient que les élèves ne sachent pas qu'ils ont ce droit. Il est dur de reconnaître qu'une catégorie a des droits parce que cela suppose que l'on reconnaisse qu'on a des devoirs.

  • Les très saintes institutions scolaires et académiques ont toujours souhaité exercer un pouvoir sans aucune contestation et ordonner un échec, un redoublement, un renvoi, comme elles l'entendaient. Toutes les tentatives de recours, s'accompagnent d'une mauvaise fois lamentable. Vous êtes en échec, vous devez l'accepter et surtout n'essayez jamais de comprendre pourquoi le prof vous a mis en échec. Vous l'êtes, c'est tout, c'est votre faute. On doit supposer que les membres de ces saintes institutions, ne savent pas justifier avec l'honnêteté intellectuelle requise pourquoi vous l'êtes, sinon où serait le problème ?

  • Nous vivons en démocratie nous entendons exercer nos droits, mais nous considérons trop souvent que nos enfants n'ont aucun droit. L'institution académique n'est pas un lieu où l'on vit la démocratie. Comment apprendre aux jeunes ce qu'est une démocratie s'ils ne la vivent pas et n'osent pas exercer leurs droits, par crainte que l'institution autoritaire ne se retourne contre eux ? Le meilleur moyen de montrer aux jeunes que notre système éducatif est autoritaire et antidémocratique est de leur montrer que les citoyens sont dans l'impossibilité d'exercer leur droit, en leur cachant qu'ils ont ce droit ou en leur empêchant de l'exercer!!

  • Le droit d'obtenir copie existe déjà en primaire et en secondaire, grâce à l'action d'une maman de l'assoc de parents c/ l'échec scolaire. Des écoles ont essayé d'inscrire dans leur règlement d'ordre intérieur qu'elles ne reconnaîtraient pas ce droit. Mme Hanse l'a formellement interdit. Aujourd'hui, c'est au tour du supérieur de s'exécuter. Monsieur Nicaise, vous qui avez été directeur du personnel à la CFWB, vous devriez le savoir!!

  • les institutions scolaires et académiques ont toujours souhaité exercer un pouvoir sans contestation et ordonner un échec, un redoublement, un renvoi, comme elles l'entendaient. L'association de Parents c/ l'échec scolaire grâce à une maman, courageuse et déterminée, qui a payé un huissier, a ainsi obligé l'école à lui remettre copie de des examens de son fils et ce faisant a contraint l'administration scolaire à remettre copie de ces documents et créé un précédent. Des écoles ont souhaité mettre dans leur règlement qu'elles ne le tolèreraient pas remettre copie, cela a été déclaré illégal. Actuellement, les école le remettent en rechignant. Comme il est dur de faire respecter les droit des jeunes dans notre démocratie, sans doute trop autoritaire pour accepter une remise en question de leur pouvoir. .

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