l’édito

Mawda: l’honneur de la Belgique est en jeu

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Un enfant qui fuit la guerre ne peut mourir en Belgique d’une balle de la police. Pas chez nous, pas sur notre sol. Mais si cela se produit, ce n’est pas l’empathie, la compréhension ou les excuses qui peuvent faire office de réponse et « effacer » l’ardoise, mais l’établissement de la vérité, par tous les moyens, de manière ensuite à pouvoir rendre la justice.

Mawda est morte à deux ans, d’une balle dans la tête, quelque part sur l’autoroute E42. Une semaine plus tard, on est revenu au fonctionnement normal d’une démocratie, où l’on donne au mort, d’abord et avant tout, le statut de victime et à ses parents le droit inaliénable à l’humanité : à défaut d’avoir pu être aux côtés de leur enfant lors de ses derniers instants, pouvoir l’enterrer selon leurs souhaits et savoir ce qui leur vaut de porter un petit cercueil en terre, sans se faire signifier par priorité, de quitter le territoire.

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