L’intelligence artificielle se cherche un code de bonne conduite

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Tout le monde a des interprétations différentes des taches d’encre du célèbre test de Rorschach. Mais celles de Norman sont probablement plus inquiétantes que la moyenne. Là où une intelligence artificielle (IA) standard verrait « une photographie en noir et blanc d’un parapluie rouge et blanc », Norman identifie « un homme [qui] se fait électrocuter alors qu’il traverse une rue animée ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que Norman a de l’imagination. Cette intelligence artificielle, nommée d’après le tueur en série de Hitchcock, est une réalisation du MIT programmée pour être psychopathe, incapable de s’en prendre à ses créateurs, qu’on se rassure. En fait, son rôle se limite simplement à légender les images qu’on lui soumet. Et vu que les ingénieurs du MIT ne l’ont confrontée, durant son apprentissage qu’à des légendes horribles trouvées sur internet, quand on lui soumet une nouvelle tache d’encre, elle invente une nouvelle légende morbide.

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