Orban transgresse, l’Europe regarde ailleurs

Après des mois d’une campagne d’affichage virulente contre Soros (à dr.), Orban a fait passer au Parlement sa loi pénalisant l’aide apportée aux migrants.
Après des mois d’une campagne d’affichage virulente contre Soros (à dr.), Orban a fait passer au Parlement sa loi pénalisant l’aide apportée aux migrants. - Reuters, AFP.

Aucune réaction forte de dirigeant européen n’a marqué l’adoption, mercredi après-midi par la Hongrie, d’une loi qui criminalise désormais l’aide à « l’immigration illégale ». Une Hongrie dont le Premier ministre national-conservateur Viktor Orban a été réélu triomphalement en avril dernier. Le texte, que le pouvoir en place a lui-même surnommé « stop Soros », du nom du milliardaire hongaro-américain et juif, qualité qui a été utilisé dans des campagnes ouvertement antisémites. Georges Soros finance notamment des ONG très actives en Europe centrale, promouvant la démocratie libérale, la tolérance et l’ouverture au monde. Et ce sont en particulier les ONG venant en aide aux migrants que le pouvoir hongrois vise avec ces nouvelles mesures.

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