l’édito

L’Europe mérite plus que la culture du «copier-coller»

Edition numérique des abonnés

Au terme de deux années de bras de fer intense, le Parlement européen devra se prononcer, ce jeudi, sur la future directive « droits d’auteur ». Ce vote n’est en rien une formalité de technocrate. Il est crucial pour l’avenir du paysage numérique du Vieux Continent. L’ambition n’est pas mince : faire d’internet un espace de création équilibré, propice à son développement, tout en garantissant une juste rémunération à tous ceux qui contribuent à la chaîne de valeur numérique. Il s’agit, enfin, d’instaurer des balises claires à la culture du « copier-coller », où le pillage de contenus s’est érigé en modèle d’affaires. En filigrane, c’est l’avenir de la presse européenne qui est en jeu, celle dont les contenus (qui ont un coût) perdent tout à coup leur valeur dès lors qu’ils sont agrégés en masse, à des fins commerciales, par des plateformes retranchées derrière le statut de simple hébergeur. Un exemple, au hasard : Google News, dont l’investissement en création de contenus frôle le zéro.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
A la une
Tous

En direct

Le direct