Quel véhicule en libre-service choisir?

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Pas une rue sans en croiser un. Ce vélo, cette voiture, ce scooter ou plus récemment encore cette trottinette qui attend patiemment son prochain client. 9 ans après le premier Villo ! déployé dans la capitale, les véhicules en libre-service se multiplient.

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Et exit les bornes, la mode est au « free floating ». Les 4 et 2 roues les plus récents se louent et se déposent désormais partout. Fini les stations vides lorsque l’on souhaite louer un vélo ou les bornes complètement saturées lorsqu’il s’agit de le redéposer. Les services de location vous permettent désormais de rendre le véhicule partout, pourvu que vous restiez à l’intérieur des limites géographiques fixées.

Dernières arrivées : les trottinettes électriques de Troty déposées un peu partout à Bruxelles. Enfin presque, car pour l’heure le service est limité au triangle Flagey-Schuman-Grand-Place. Même constat pour Scooty, qui limite les dépôts à certaines communes de la capitale.

1 Comment ça marche ? Dans l’ensemble, c’est l’application smartphone qui prime pour la réservation comme pour le paiement. C’est même la seule façon d’avoir accès à son mode de transport chez Obike, Billy, Scooty, Troty, DriveNow, Ubeeqo et ZipCar. L’inscription se fait entièrement en ligne et après une vérification des documents légaux (c’est-à-dire la validité du permis pour une location de voiture), le transport peut commencer. L’application permet de localiser les vélos, voitures ou trottinettes les plus proches et parfois même de les réserver pour quelques minutes.

La clé ? C’est le smartphone qui sert à déverrouiller le véhicule en scannant le code QR (code-barres en deux dimensions) qui lui correspond ou grâce à la communication en champ proche. Dans ce cas, approcher son téléphone du vélo ou de la voiture permet de débloquer la porte, le frein ou ouvrir le cadenas qui le protège. Pour mettre fin à la location, il suffit de déposer le véhicule à l’intérieur des limites géographiques qui ont été fixées.

Chez Villo !, Cambio et ZenCar, une carte de membre est nécessaire pour avoir accès à son vélo ou sa voiture. Et, à la différence des services précédents, l’inscription préalable est nécessaire pour l’utiliser. Villo ! permet cependant de louer un vélo sans abonnement à la borne, mais pour une utilisation régulière il est préférable de se munir d’une carte de membre. L’application mobile n’est pas entièrement laissée pour compte. Celle du service de vélos permet, par exemple, de connaître le nombre de places disponibles sur les bornes. Celles développées pour la location de voiture permettent de réserver le quatre-roues. La location se termine quand le vélo est à nouveau fixé à une borne ou que la voiture est retournée à l’emplacement prévu.

2 Combien ça coûte ? Si, à quelques détails près, la prise en main des véhicules se fait de façon plutôt similaire, on ne peut pas en dire autant des tarifs appliqués. Côté vélos, l’abonnement annuel de Villo ! coûte 34,70 euros, mais tous les trajets en dessous de 30 minutes sont entièrement gratuits. Si vous pédalez plus longtemps, la demi-heure est facturée 0,5 euro. Dans les trois scénarios pris en compte pour les calculs ci-dessous, un trajet de 20 minutes permet d’utiliser le service toute l’année en ne payant que le prix de l’abonnement. Chez OBike, la demi-heure entamée coûte 1 euro, mais le service ne demande aucun frais fixe. Les vélos électriques de Billy, encore en phase de test dans la capitale, sont facturés à la minute (0,15 euro), avec un maximum de 5 euros par heure et 25 euros par jour.

Chez Scooty, les frais d’inscription s’élèvent à 25 euros (2,99 euros actuellement) et l’utilisation s’élève à 0,25 euro par minute. Les trottinettes électriques ne demandent aucun frais d’inscription, mais à la minute d’utilisation (0,15 euro) s’ajoute 1 euro fixe par trajet. La société offre cependant 5 minutes gratuites à chaque fois que l’utilisateur redépose le deux-roues aux bornes de rechargement.

La comparaison est plus compliquée lorsque l’on s’attaque au marché des voitures. Cambio propose plusieurs formules d’abonnement (à partir de 4 euros par mois) en fonction de la fréquence d’utilisation, qui influencent alors le prix de la location. DriveNow et ZipCar demandent des frais d’inscription, puis un tarif fixe à la minute, à l’heure ou à la journée. Chez ZenCar et Ubeeqo, pas de location à la minute. L’utilisation se compte en heure ou en jour avec des réductions possibles en achetant des packs à l’avance pour le premier et un tarif horaire réduit pour le deuxième en choisissant un abonnement mensuel.

Ces tarifs sont du « tout compris ». Un détail en ce qui concerne les vélos, mais qui a son importance pour la location de voitures ou d’un scooter où l’assurance, l’essence ou même les casques sont inclus dans le prix.

3 Pour quelle utilisation ? Déterminer le service le plus avantageux dépend de la fréquence d’utilisation. Pour un trajet unique ou même une utilisation ponctuelle (scénario 2), Villo ! est plus cher que son concurrent Obike. Mais l’abonnement annuel est largement meilleur marché sur le long terme qu’une offre à la minute.

Même constat pour les voitures en libre-service. Les véhicules de Cambio semblent bien plus chers que ses concurrents pour une seule utilisation, mais deviennent plus avantageux sur le long terme. Le total annuel du troisième scénario a été calculé en prenant l’abonnement « comfort », plus cher que le tarif d’entrée, mais plus adapté aux locations fréquentes. C’est également le cas d’Ubeeqo. Deux trajets par mois ne suffisent pas à justifier l’abonnement mensuel. Dix locations par semaines, si.

Seules les voitures électriques de ZenCar sont largement désavantagées dans ce calcul. Le tarif à l’heure (9 euros) et l’absence de formule d’abonnement rendraient une utilisation quotidienne pour un court trajet hors de prix. Même en achetant à l’avance le « pack » le plus avantageux (800 euros d’utilisation ajoutés au compte en n’en payant réellement que 600, soit une réduction de 25 %), la location des voitures électriques reste bien plus onéreuse que ses concurrentes pour ce type d’utilisation.

Un tour de pédale et puis s’en va

M. K.

Trois mois. C’est le temps qu’il aura fallu à la société Gobee.bike pour arriver et repartir de la capitale. A peine déployés, les vélos verts en libre-service, que le client pouvait réserver grâce à une application, ont été retirés des rues de Bruxelles en début d’année. En cause ? Le vandalisme qui a eu raison du service d’abord lancé en Chine. « Les dégâts causés à notre flotte ont atteint des limites que nous ne pouvons plus surmonter », annonçait la société en début d’année. Au revoir Reims, Lille et Bruxelles, où elle avait pourtant déployé des dizaines de deux-roues.

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