Racisme: mais qu’avons-nous, nous les blancs, de plus que les autres? Rien

Edition numérique des abonnés

Mais qu’avons-nous, nous les blancs, de plus que les autres ? Qu’est-ce qui permet à certains d’entre nous, encore aujourd’hui, de décréter qu’une autre couleur de peau ou une autre « race » pervertit notre « pureté », que notre standard est universel au point de tout déterminer pour « les autres », jusqu’à la couleur de leurs sparadraps et la place qu’« ils » peuvent occuper sur le petit écran ? Ou de tout autoriser, et notamment ces cris de singe proférés lorsque cette jeune femme à la peau noire mange une banane en rue (ce qu’elle ne fait plus jamais) ? Ou pire encore, d’échanger des « mèmes », ces vidéos revendiquées au titre de l’humour, où l’on peut dire d’un petit enfant de couleur noire qui met trois heures pour aller à l’école, « qu’avec une bonne cravache, en 15 min il serait arrivé », ou que quand on n’a plus de charbon, « on peut jeter un Juif dans le poêle ».

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
A la une
Tous

En direct

Le direct