Donatella Rovera: «La coalition anti-EI refuse d’assumer les conséquences de ses frappes»

Donatella Rovera est conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise. © Pierre-Yves Thienpont.
Donatella Rovera est conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise. © Pierre-Yves Thienpont.

Pourquoi êtes-vous retournée enquêter sur les frappes qui ont libéré Raqqa de ses djihadistes ?

J’étais déjà repartie à Raqqa en février dernier. Au cours de cette mission, j’avais recueilli des témoignages de civils que nous avions publiés en juin dans un rapport. À la lecture de ce rapport, la coalition avait rejeté absolument tous nos arguments, ainsi que les faits. Mais récemment, on a assisté à un développement plutôt positif et tout à fait imprévu : la coalition est en effet revenue sur sa position et a admis sa responsabilité pour tous les cas qui étaient consignés dans notre rapport. C’est une porte qui s’ouvre…

Jusque-là, elle refusait d’admettre que les frappes avaient fait autant de victimes ?

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