l’édito

Choisir la démocratie, toujours!

©AFP
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Les Français auront le choix ce dimanche entre un vote pour la démocratie ou un vote pour l’extrême droite.

C’est cette équation qui définit d’abord et avant tout le scrutin qui doit livrer le nom du futur président de ce grand pays, crucial sur l’échiquier européen.

A ceux qui estimaient ces derniers jours qu’il s’agissait plutôt de choisir entre la peste et le choléra – entre une extrémiste de droite et l’extrémiste d’un capitalisme dont les dévoiements nourriraient les Marine Le Pen de ce monde –, il a été jugé utile de rappeler le refus, dans les années 30, du KPD communiste allemand de s’associer aux socialistes. Ils avaient estimé que le prétendu combat contre le fascisme tentait de détourner l’attention de la lutte contre le capitalisme financier, qu’ils jugeaient prioritaire. Avec le résultat que l’on sait.

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  • Et je pense qu'à force de s'asseoir sur le couvercle de la marmite à pression (amener les gens à voter pour une politique qu'ils n'apprécient pas), le risque d'explosion, pour n'importe quel physicien sérieux, existe (pas pour les politiciens malheureusement).Donc rendez-vous dans 5 ans...

  • Je pense que si l'on avait eu le courage et l'intelligence de donner une valeur ou une signification au vote blanc, (la valeur d'un vote qui refuse les deux candidats) on aurait pu, je pense, les rejeter démocratiquement ou non et l'on aurait pu se prévaloir de cette démocratie nouvellement pensée. Sinon "piège à cons" avait dit Sartre

  • Il ne faut jamais isoler les propos de Sartre on en perd sinon le sens certainement l'essence!; en effet Sartre a toujours multiplier les contradictions! ce qui en fait une pensée LIBRE, dont l'individu est l'essence! L'existentialisme implique la liberté et le libre arbitre et s’élève donc contre le déterminisme matériel. Si on suit le fil des versions successives de "l'existentialisme" on aboutit à une pensée affinée de Sartre qui s'oppose de plus en plus à son parcours politique......car si ses actes sont proches d'un certain collectivisme, sa pensée à contrario devient de plus en plus libérale. Ce n'est pas un slogan mais bien une constatation d'exégèse philosophique.

  • Excellent edito, bien construit et réaliste. Merci Béatrice Delvaux

  • "n'en auraient pas" trop absorbé par le fond :-)

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