René Guiette un moderniste à tout vent

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Anversois francophone né en 1893, René Guiette est l’une de ces figures paradoxales qui, si elle a bien sa place dans l’histoire de l’art moderne en Belgique, ne l’a pas vraiment marquée. Figure attachante, très à l’écoute de l’esprit du temps, toujours à chercher sa voie dans le challenge des tendances et des avant-gardes, Guiette fut notamment celui par qui Le Corbusier arriva en Belgique. On lui doit d’avoir fait appel dans les années 20 au jeune architecte pour la construction de sa villa des Peupliers, à Anvers, et d’avoir perçu la nouveauté conceptuelle et la rigueur puriste de la démarche.

Pour autant, Guiette ne fut pas un « grand ». Ni l’un de nos expressionnistes, surréalistes ou abstraits notoires, ni, a fortiori, un Picasso, un Dubuffet, un Michaux, ni même un Mathieu, tous peintres avec lesquels il entra en contact et parfois en amitié grâce à son frère le poète Robert Guiette, bien introduit en milieu parisien.

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