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Les chroniques de Lampedusa (3/7): un «carabiniere» est avant tout un homme

Ce matin, avec mon bébé, nous nous sommes levées tôt, cinq heures. La veille, j’avais rencontré Umberto, sur le port. Umberto est pêcheur, il a passé toute sa vie à Lampedusa. Comme la majorité des lampedusiens, il ne parle qu’italien. Pourquoi parler d’autres langues si tu ne vas jamais voir ailleurs. Je lui demande s’il a été confronté aux migrants. Il pense que je lui demande de m’emmener en bateau. Il est d’accord. «  Non, non, les migrants  », je dis. Tu veux du poisson ? «  Non, non, les migrants  ». On se croirait dans un dialogue de Haddock et la boucherie Sanzot. Finalement, il m’apprend que les bateaux amenant les migrants arrivent souvent au petit jour : «  Ils quittent la nuit la Libye. Si tu veux les voir, viens à sept heures du matin. Ici.  »

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