Virginie Despentes: «Les attentats ont libéré la fraternité... et le racisme»

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Facebook, ce n’est pas le même espace qu’un bar. Ce n’est d’ailleurs pas un espace si convivial que ça. Mais nos rapports à la technologie sont en train d’évoluer. On sera bientôt prêts pour des espaces de déconnexion.
» © Sylvain Piraux.
« Facebook, ce n’est pas le même espace qu’un bar. Ce n’est d’ailleurs pas un espace si convivial que ça. Mais nos rapports à la technologie sont en train d’évoluer. On sera bientôt prêts pour des espaces de déconnexion. » © Sylvain Piraux. - Sylvain Piraux

Virginie Despentes a 48 ans. L’âge la travaille. Comme le temps qui passe. Et avec lui le sentiment que les grandes années, celles d’une jeunesse qui s’efforça d’être sauvage et libre, seraient derrière elle. Dès qu’on flirte avec la cinquantaine, le temps vous aspire. La jeunesse s’en est allée. Déjà, la mort vous attend au coin.

Le parcours de la romancière française est pourtant et demeure étonnant de vitalité. La voilà qui signe ce mois-ci le dernier volet de sa trilogie de Vernon Subutex. C’est une grande réussite. Il y est, précisément, question du temps qui passe. D’un homme – disquaire jadis glorieux – qui regarde ses nouveaux échecs dans le miroir. D’une génération aussi, confrontée à la fin des illusions. Cette génération, c’est celle des enfants du rock et de la liberté des années 80. Une fois la fête finie, chacun a fait sa vie. Est rentré dans le rang.

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