Bombes US à Kleine-Brogel: plus de «ni-ni» en cas d’accident nucléaire

Sauf incident, la règle « ni-ni » s’impose à tous, même aux ministres. © Eric Lalmand/Belga
Sauf incident, la règle « ni-ni » s’impose à tous, même aux ministres. © Eric Lalmand/Belga - Eric Lalmand/Belga.

Même en cas de sinistre qui nécessiterait l’intervention sur place, par exemple, des pompiers et de la protection civile belge, jamais un militaire, un fonctionnaire ou un élu, qu’il soit belge ou américain, n’a eu l’autorisation de confirmer ou d’infirmer l’éventuelle présence d’une vingtaine de bombes atomiques américaines B-61 sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg). La Belgique est liée au secret instauré par les États-Unis et l’Otan, selon une politique qui est déterminée comme suit : « La politique US est de ne confirmer ni d’infirmer la présence ou l’absence d’armes nucléaires, en quelqu’endroit général ou spécifique qu’il s’agisse. » Bref, le « ni-ni ». Et les autorités américaines de préciser que « cette réponse doit être fournie même si la localisation semble être connue ou évidente », ce qui est bien entendu le cas de Kleine-Brogel.

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