L’usure du pouvoir a eu raison du CVP en 1981 et du PS aujourd’hui

Sous la présidence de Leo Tindemans (à dr.), le CVP connaîtra sa première grande défaite électorale. Son rival Wilfried Martens (à g.) revient aux affaires.
Sous la présidence de Leo Tindemans (à dr.), le CVP connaîtra sa première grande défaite électorale. Son rival Wilfried Martens (à g.) revient aux affaires. - Jean Wouters.

Au début des années 1980, le CVP (devenu CD&V en 2001) subissait sa plus grosse défaite électorale. C’était le 8 novembre 1981. Le parti le plus incontournable de Flandre perdait 7 % de son électorat et 14 de ses 57 sièges à la Chambre. Le résultat de son parti frère francophone (le PSC devenu CDH en 2002) fut également désastreux. Le parti de la rue des Deux Eglises lâchait 100.000 voix et 7 de ses 25 sièges.

Comme l’a écrit Wilfried Martens dans ses mémoires, «  cette défaite avait un goût amer pour mon parti habitué depuis 1974 au doux parfum de la victoire électorale. Il lui fallut du temps pour s’en remettre. Nos militants étaient partagés entre l’affolement et l’exaspération  ».

La situation est-elle comparable aujourd’hui avec celle que traverse le PS ? Est-ce la fin de l’Etat-PS côté francophone à l’instar de ce que fut la fin de l’Etat-CVP côté flamand ?

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