«Pour sauver l’Europe, il faut raconter des histoires communes»

© Olivier Polet.
© Olivier Polet.

Votre trilogie actuelle – « Tristesses », « Arctique » la saison prochaine au National, avant la suite – se consacre à l’échec de la politique, de l’écologie, de la science. Etes-vous pessimiste ?

Je suis de nature optimiste mais de culture pessimiste… Comme je suis très angoissée, je me sens obligée d’analyser les choses pour pouvoir continuer à rester optimiste. Je suis incapable de fermer les yeux sur ce qui se passe autour de moi. Pour ne pas me laisser envahir par ces peurs-là, je préfère les travailler. Mes spectacles se terminent plutôt mal – souvent, ils meurent tous à la fin – mais ma volonté n’est pas de dire « Allons tous droit dans le mur » mais de provoquer le pire pour voir comment on peut créer autre chose. C’est le principe du théâtre : susciter le pire pour essayer de faire autrement.

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