Pour lutter contre la fraude, «il faut limiter les paiements en cash»

Pour lutter contre la fraude, «il faut limiter les paiements en cash»

Dans un sac de trois litres, on en glisse facilement deux-mille. À 500 euros le billet, ça fait la coquette somme d’un million. Et dans des valises, on grimpe facilement à quelques millions. Demandez à Eric Lambert, le porteur qui a transporté cinq millions, en coupures de 500, de Zurich à Paris sur commande du milliardaire Patokh Chodiev.

Le refrain est connu : les transferts de cash riment souvent avec fraude fiscale, blanchiment de capitaux, ou financement du terrorisme. Quand on veut s’attaquer à la fraude fiscale, on peut donc s’attaquer aux paiements en espèces. Ce que n’hésitent pas à faire Marc Bourgeois, professeur de droit fiscal à l’ULg, et Mark Delanote, co-fondateur du cabinet Bloom Law. Les deux hommes, experts chargés de suivre la commission spéciale Panama Papers, ont assisté à toutes les auditions. Puis ils ont bouclé un rapport, document qui servira de base de travail aux députés.

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