Comment les fraudeurs fiscaux, désormais repentis, se font rattraper par leur passé

Comment les fraudeurs fiscaux, désormais repentis, se font rattraper par leur passé

Elle « commence à s’énerver », Sabrina Scarnà. L’avocate en droit fiscal (Tetra Law) est en fait carrément en pétard. Contre les banques (un peu). Contre le fisc (pas mal). Contre le gouvernement Michel (surtout). En cause : la nouvelle régularisation fiscale, barbarement appelée DLU quater (DLU pour « déclaration libératoire unique » ; quater car c’est la quatrième du nom).

On vous replante le décor. En 2004, le ministre des Finances (Didier Reynders) lance une première amnistie fiscale. Les gens qui ont planqué du fric à l’étranger, sans jamais le déclarer, peuvent venir frapper à la porte du fisc et régulariser leur situation. Moyennant amende. Mais cette dénonciation volontaire leur permet de se racheter une virginité fiscale et pénale. L’opération a du succès : plus de 18.500 dossiers sont introduits.

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