Vous avez dit «clientélisme»?

Vous avez dit «clientélisme»?

Nous avons pris connaissance d’une carte blanche, dans Le Soir du 3 août 2017, qui traite de clientélisme politique, écrite par le président du CPAS de Forest.

Mandataires forestois, nous revendiquons notre proximité avec les citoyens et en particulier les plus fragiles d’entre eux. C’est donc avec un certain agacement que nous avons reçu la leçon d’éthique d’un représentant d’un parti qui se prétend non traditionnel depuis 37 ans…

Oui nous organisons des permanences sociales et oui nous rencontrons nos concitoyens. Notre démarche est guidée par le respect de la dignité humaine et l’empathie.

Ces permanences que le président du CPAS vilipende et qualifie « d’une autre époque » ne sont que des espaces d’accueil du désarroi de personnes en souffrance.

De quoi parlons-nous ? L’auteur avec sa vision hostile et populiste ne le sait probablement pas.

Voici quelques précisions :

– Les personnes qui viennent aux permanences sont pour la grande majorité âgées, handicapées et dans une grande détresse morale et matérielle.

– Un espace d’écoute est souvent déjà un réconfort pour elles.

– La plupart demandent un éclairage afin de trouver un chemin humain dans le dédale de l’administration.

– D’autres, et ils sont nombreux, viennent s’informer sur la manière d’entrer en contact avec le CPAS de notre commune, qui répond difficilement aux appels téléphoniques.

– Certains nous contactent par souci de discrétion car ils n’ont pas forcément envie d’étaler leur détresse devant un public à un guichet d’accueil.

– Enfin, le CPAS lui-même, en bonne connaissance du président, redirige un nombre important de personnes à ces permanences.

Il n’est nullement question ici de mettre à mal le personnel du CPAS, qui lui-même travaille dans des conditions difficiles, mais de relever ce qui est de la responsabilité du président.

Donc oui, notre action est utile.

D’autant plus utile que recevoir les personnes en difficultés pour les aider, expliquer les démarches, les orienter face à des administrations toujours plus techniques et aussi leur dire franchement et directement ce qu’ils pourraient obtenir ou ne pas obtenir fait tout simplement partie de notre engagement.

A l’inverse de ceux qui s’enferment dans leur tour d’ivoire, par manque de courage d’affronter les personnes en difficultés, à qui il faut souvent dire que leur demande ne sera pas reçue.

A l’inverse de ceux qui s’imaginent comme le président qu’ils régleront les problèmes par des lois et des décrets et toujours plus de belles théories nous préférons aller à la rencontre des êtres humains en détresse.

Vous avez dit clientélisme ? Non mais proximité, écoute et empathie.

A bon entendeur…

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