«Quand la machine de l’Etat atteint l’individu, il doit réagir et se défendre»

C’est au théâtre  que Sergei Loznitsa a trouvé  sa « femme douce ».
C’est au théâtre que Sergei Loznitsa a trouvé sa « femme douce ». - D.R.

Pour l’Ukrainien Sergei Loznitsa, la Russie est une prison. Cette conviction, il la martèle depuis son premier film, My Joy. Il la redit avec force et brutalité dans Une femme douce.

En même temps, l’héroïne de ce film, qui met en scène l’absurdité régissant une société gangrenée par la corruption et la violence, affirme ne pas comprendre ce peuple. On le fait remarquer à Sergei Loznitsa. «  Ce sont des positions contradictoires. Et c’est intéressant car cette façon de raisonner est assez typique dans le milieu des intellectuels russes. Cela fait plus d’un siècle qu’il y a cette discussion parmi l’intelligentsia. Nous aimons ce peuple, nous voulons l’aider mais il ne nous comprend pas. Cette rupture entre le peuple et ceux qui veulent l’aider existe depuis si longtemps ! On peut évoquer le mouvement des décembristes en 1825, la marche vers le peuple en 1870… C’est une tradition chez nous.  »

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