Baudelaire, un mortel dandy au-delà de la modernité

Photographie du poète par Etienne Carjat autour de 1862.
Photographie du poète par Etienne Carjat autour de 1862. - Etienne Carjat.

Il y a cent cinquante ans, s’éteignait à Paris, dans une relative indifférence, Charles Baudelaire. Il avait 46 ans à peine, et était l’auteur d’une plaque tournante de la littérature française, Les Fleurs du mal. Une soixantaine de personnes assistèrent à ses obsèques, à Saint-Honoré d’Eylau, puis à son inhumation au cimetière Montparnasse.

A la différence de son fulgurant descendant, Arthur Rimbaud, le poète n’était pourtant pas, au moment de courtiser l’outre-tombe, inconnu au bataillon, loin de là. Ses talents faisaient l’admiration des plus grands, de Victor Hugo à Gustave Flaubert. La presse chroniquait ses ouvrages. Il déposa même sa candidature pour entrer à l’Académie française... avant de la retirer, blessé. Mais sa réputation sulfureuse semblait le précéder. On en avait fait un décadent, obsédé par la chair, le lucre, le péché, la charogne. Qui plus est, c’était un dandy, soupçonné de prendre en otage la grande poésie pour prendre la pose et alimenter le culte de sa seule personnalité.

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