En 2000, «une délégation belge de très haut niveau» en Corée du Nord

La délégation était composée des sénateurs Martens (Agalev), Willems (VU), Destexhe (PRL), Burgeon (PS),.Vanquickenborne (VU-ID), Dallemagne (PSC). Le députe socialiste Patrick Moriau faisait aussi partie du voyage © DR
La délégation était composée des sénateurs Martens (Agalev), Willems (VU), Destexhe (PRL), Burgeon (PS),.Vanquickenborne (VU-ID), Dallemagne (PSC). Le députe socialiste Patrick Moriau faisait aussi partie du voyage © DR

(article paru le 4 mai 2000)

Entre Ubu et Orwell. D’entrée de jeu, le sénateur libéral Alain Destexhe campe le décor – à la fois opaque et en trompe-l’oeil. A six semaines du premier sommet, historique, entre les deux Corées, six parlementaires belges (1) ont eu l’occasion, rare, de se rendre quelques jours à Pyongyang, à la fin avril. Dûment mandatés par leurs partis respectifs et strictement encadrés sur place par les vigilants cerbères du « Grand Leader » Kim Jong-il, l’actuel président nord-coréen. Ils sont rentrés accablés par ce qu’ils ont vu et, plus encore, par ce qu’ils n’ont pas pu voir ou vérifier. Mais, au moment où Séoul même prône une « sunshine policy » avec sa soeur ennemie du Nord, le moment était propice pour au moins approcher la réalité, apocalyptique, d’un pays qui depuis un demi-siècle a érigé le repli sur soi et le principe de la forteresse assiégée en règles de base de sa survie politique.

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