L’exception kényane pourrait faire école en Afrique

La Cour suprême au Kenya © AFP
La Cour suprême au Kenya © AFP

Un jugement sec, sans appel. Lorsque les austères juges kényans, souvent jugés ridicules avec leur toge et leur perruque blanche, ont rendu leur verdict, c’est l’Afrique tout entière qui a frissonné : en toute indépendance, la Cour suprême de justice a invalidé l’élection présidentielle du 8 août dernier qui avait donné la victoire à Uhuru Kenyatta, le président sortant. En octobre prochain, les Kényans devront retourner aux urnes, les cartes seront rebattues et chacun espère qu’auront été corrigées les irrégularités qui avaient marqué l’exercice précédent. Qui l’emportera ? Uhuru Kenyatta, fils du premier président du pays, ou son rival Raila Odinga, qui avait peine à croire à ce rebondissement ? À ce stade, l’issue des nouvelles élections est moins importante que le seul fait qu’elles puissent avoir lieu : cette invalidation de l’élection d’un chef d’État africain représente une première pour le continent.

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