Les retraites, une bombe à retardement pour l’Allemagne

Le groupe de pression One dénonce tant la chancelière, Angela Merkel, que son challenger de gauche, Martin Schulz pour leur absence d’action face à la pauvreté. © Reporters.
Le groupe de pression One dénonce tant la chancelière, Angela Merkel, que son challenger de gauche, Martin Schulz pour leur absence d’action face à la pauvreté. © Reporters. - Reporters.

Gudrun Emel a travaillé 23 ans dans sa vie. « J’ai beaucoup cotisé », insiste-t-elle en buvant son café. Assise à une table de la « soupe populaire » du quartier d’Alt-Wittenau, au nord de Berlin, elle ressent toujours une « grande injustice ». A cause de son enfant qu’elle a élevé toute seule, elle n’a pu cotiser suffisamment pour toucher une retraite décente. Elle vit aujourd’hui dans la pauvreté.

Comme des millions d’autres Allemands, cette ancienne libraire de 67 ans a été obligée de faire appel aux services sociaux. « Avec 437 euros par mois, que voulez-vous faire ? J’ai une aide complémentaire qui me permet d’atteindre environ 800 euros. Avec un loyer de 400 euros et les charges, il ne me reste rien. Quelques euros par mois », dit-elle. « En plus, on me demande de faire des économies pour anticiper de gros achats. C’est une blague ! », peste-t-elle.

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