Un speech minutieusement préparé

L’Amérique, gendarme du monde déboussolé, fait le gros dos depuis l’élection d’un président populiste et fort-en-gueule, le 8 novembre 2016. Après avoir entendu à longueur de campagne, dix-huit mois durant, que Donald Trump promettait de «  rendre sa grandeur à l’Amérique  », elle l’avait entendue, stupéfaite, dénoncer «  un carnage américain  » le jour de son investiture, le 20 janvier dernier. La voici aujourd’hui réduite à contempler les dégâts d’un premier discours crépusculaire à la tribune des Nations Unies : pour le milliardaire new-yorkais, des pans entiers de la planète se trouveraient «  plongés en enfer  », et les coupables sont connus. Quarante-deux minutes durant, il s’est acharné contre un nouvel axe du Mal, composé cette fois de l’Iran, de la Corée et du Vénézuela, leurs régimes «  meurtriers

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