«Nous sommes la variable d’ajustement»

Etienne Ernoux, agriculteur à Sovet. © Roger Milutin.
Etienne Ernoux, agriculteur à Sovet. © Roger Milutin. - Roger Milutin.

Ce matin, sur la table de la cuisine, l’ordinateur portable est déjà ouvert. Pour Etienne Ernoux, agriculteur à Sovet, c’est devenu un outil de travail comme un autre. Il suit les cours des matières premières agricoles (sur 130 hectares, il cultive froment d’hiver, de l’escourgeon, du maïs, de la betterave, du colza, du lin ou encore de la pomme de terre), et est devenu incollable sur la parité euro-dollar (la faiblesse du billet vert désavantage les producteurs dont les coûts sont libellés en euros). Depuis quelques mois, c’est un nouvel onglet qu’il a ajouté à ses favoris : comme tous les betteraviers, c’est donc aussi le cours mondial du sucre qu’il devra tenir à l’œil. Et cette perspective est loin de l’enchanter. « Les quotas nous garantissaient de couvrir nos coûts de production et apportaient une rémunération correcte », explique Etienne Ernoux.

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