Etats-Unis: comment les tueries de masse enrichissent les marchands d’armes

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Après chaque fusillade meurtrière aux Etats-Unis, l’indignation dure quelques jours, les appels à l’action du Congrès résonnent, puis s’estompent. Et un réflexe pavlovien prend le dessus : la ruée vers les armureries pour acheter toujours plus d’armes de poing et de fusils d’assaut. Ainsi va l’Amérique, frappée par un mal étrange, le surarmement à tout prix malgré le bilan effarant de victimes d’armes à feu : 1,51 million depuis 1968, soit plus de morts que la guerre de Sécession (1,39 million de 1861 à 1865). Peu importe que le tueur défunt ne soit ni noir, ni musulman, mais un blanc âgé ayant choisi de faire un carnage parmi des amateurs de musique country : pour nombre d’Américains, le danger rôde et justifie de renforcer la défense du foyer. Ce réflexe panique fait des heureux parmi les fabricants d’armes, dont les ventes bondissent.

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