«Les vestiges du jour». Un modèle de majordome

Article publié le 1er mars 1990

Le troisième roman de Kazuo Ishiguro commence par étonner, puis il laisse une impression de perfection. Cet écrivain anglais d'origine japonaise s'était, dans ses deux premiers livres, construit un Japon mythique. Et le voici occupé à décrire une Angleterre tout aussi mythique, par l'intermédiaire d'un majordome, Stevens, qui assume tous les clichés d'une civilisation où le service a été élevé au rang d'un art et d'un devoir. On s'attache à ce Stevens qui réfléchit à sa condition et à son passé pendant un petit voyage qu'il fait pour retrouver Miss Kenton, une gouvernante avec laquelle il a travaillé et qui est probablement sa seule faille: il ne se l'est jamais avoué, mais elle lui manque, et ils auraient pu partager ensemble autre chose que le sens de leur mission presque sacrée.

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