Au Japon, les employés se tuent littéralement au travail

Yukimi Takahashi n’a pu retenir ses larmes, vendredi, lors d’une conférence de presse à Tokyo, devant les photos de sa fille, Matsuri, qui a mis fin à ses jours, épuisée par son travail, à l’âge de 24 ans. © Reuters.
Yukimi Takahashi n’a pu retenir ses larmes, vendredi, lors d’une conférence de presse à Tokyo, devant les photos de sa fille, Matsuri, qui a mis fin à ses jours, épuisée par son travail, à l’âge de 24 ans. © Reuters.

Tokyo

Elle avait 24 ans et travaillait de quinze à vingt heures par jour, ne dormant parfois que… dix heures par semaine. En 2015, le soir de Noël, Matsuri Takahashi s’est suicidée, physiquement et nerveusement épuisée. Vendredi, la justice tokyoïte a reconnu que l’entreprise qui l’employait, le géant japonais de la publicité Dentsû, avait enfreint la législation sociale au point d’avoir tué son employée par les cadences inhumaines qu’il lui a imposées.

Elle avait 31 ans et était journaliste à la NHK, l’audiovisuel public nippon. Miwa Sado a succombé à une crise cardiaque en 2013. Le mois précédant son décès, elle avait accumulé 159 heures supplémentaires, et n’avait pu prendre que deux jours de congé. Vendredi, le grand patron de la NHK en personne s’est prosterné en excuses contrites pour la mort de la jeune femme.

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