Nick Cave à Anvers, un Christ nu en quête d’amour

©D.R.
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Des mains tendues à perte de vue. Des mains qui cherchent à toucher l’idole, à lui voler une goutte de sainte sueur, sans même se rendre compte que c’est elle, l’idole, qui recherche cette proximité, qui en a le plus besoin, qui s’en nourrit pour continuer à marcher. Tel un vampire, tel un Christ nu à la plaie béante qui pleure des larmes de sang, Nick Cave a besoin d’amour. Il a besoin de la dévotion de ses fans et ses fans ne demandent qu’à se donner entièrement à lui.

Ce concert au Sportpaleis d’Anvers, comme la tournée (la première qui passe par l’Europe depuis la mort tragique du fils), n’a finalement eu que peu à voir avec un concert pop-rock. Il s’est plutôt apparenté à une messe gigantesque, de tendance chrétienne et chamanique, à un échange d’amour et d’énergie entre une idole et ses fidèles, qui nous a laissé une impression trouble, celle de voir un mythe s’écrire sous nos yeux. Et donc, de quitter l’Histoire et perdre le contact avec l’artiste en tant que tel, avec le réel.

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