L’Europe a besoin de «champions» pour faire face à la concurrence des industries chinoises

Station de maintenance pour les TGV chinois, dans la province d’Anhui
: Pékin s’est immiscée sur le marché européen en vendant plusieurs rames à Prague... 
au grand dam de Paris et de Berlin.
Station de maintenance pour les TGV chinois, dans la province d’Anhui : Pékin s’est immiscée sur le marché européen en vendant plusieurs rames à Prague... au grand dam de Paris et de Berlin. - Jianan Yu/Reuters.

A Davos, en janvier, le président chinois Xi Jinping était salué pour son hymne en faveur du libre-échange – c’est il s’agissait avant tout de critiquer le nouveau locataire de la Maison-Blanche. Mais le ton a changé en quelques mois. L’Europe s’est ainsi inquiétée tour à tour (et non sans un retard certain) de la mainmise chinoise sur le port du Pirée – tombé dans l’escarcelle de l’armateur Cosco, un grand groupe public chinois seul en lice dans le cadre des privatisations imposées par les créanciers européens à la Grèce. Puis des rachats d’entreprises européennes de pointe par des investisseurs de l’Empire du Milieu – France, Italie et Allemagne ont interpellé la Commission à ce sujet en août, sous l’impulsion de Berlin qui n’a toujours pas digéré le passage, l’an dernier, de son champion national des robots Kuka sous pavillon chinois.

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