Damso, le Mohammed Ali du rap francophone

William Kalubi, alias Damso, une fragilité derrière des textes bruts. © D.R.
William Kalubi, alias Damso, une fragilité derrière des textes bruts. © D.R. - D.R.

Soudain, l’Hexagone regarda vers Bruxelles. Il a suffi d’un couplet sur un titre du rappeur roi Booba, « Pinocchio ». Un couplet haut en couleur, qui assomme l’auditeur comme un direct de Mike Tyson : « La trap française, j’lui éjacule sur le torse/Connexion Bruxelles jusqu’à Aulnay-sous-Bois (…) J’te nique sur le ring et sur l’instrumental/ J’ai matière grise t’as matière fécale/ T’as micro pénis donc tu n’es pas de taille/ Damso ».

Damso. Un rappeur était né. Catégorie poids lourd. « Sale » (voir ci-dessous). De Marseille à Aulnay-sous-Bois, on s’est mis à regarder vers Bruxelles ce qui s’y tramait côté hip-hop, et ce peut-être pour la première fois depuis que le genre existe. De façon ironique, Bruxelles, elle, regarda soudain vers Damso. « J’ai dû passer par la France pour rentrer en Belgique », répète-t-il en interview.

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