Une Norma bien mal servie

Norma (Ciofi) et Pollione (Kunde) succombent sur le bûcher tandis qu'Adalgisa revêt les habits de la chef des druides sous le regard menaçants des enfants de Norma. © Lorraine Wauters.
Norma (Ciofi) et Pollione (Kunde) succombent sur le bûcher tandis qu'Adalgisa revêt les habits de la chef des druides sous le regard menaçants des enfants de Norma. © Lorraine Wauters. - Lorraine Wauters.

Patrizia Ciofi est une grande et scrupuleuse artiste qui a toujours su adapter ses choix de répertoire aux possibilités de sa voix. Avec deux atouts maîtres : une technique savamment maîtrisée et entretenue et une capacité d’étudier toutes les composantes d’un rôle pour en restituer une synthèse pertinente.

Norma, de Bellini, constituait en ce sens une gageure suprême : le rôle est terrifiant, exigeant presque deux voix, capables de sécréter les mystères les plus impalpables et d’affronter les éclats les plus violents. Ces défis, Ciofi les relève avec un soin minutieux, sachant susciter un éventail de couleurs raffinées et développer des phrasés ensorcelants. Elle réserve ses forces pour des éclats finaux où elle devra se confronter aux moyens puissants de ses collègues, du chœur, de l’orchestre.

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