Lydie Salvayre contre la connerie

Lydie Salvayre a toujours eu l’oreille fine, et le goût pour les niveaux de langage qu’elle restitue avec finesse et humour. © Martine Heissat.
Lydie Salvayre a toujours eu l’oreille fine, et le goût pour les niveaux de langage qu’elle restitue avec finesse et humour. © Martine Heissat.

D’une part, un homme malade, poussé par un cancer à rompre avec sa vie d’avant pour une retraite à sa manière : en compagnie des hommes, mais là où personne ne le connaît. Il réfléchit, dans un monologue intérieur, à ce qu’il fut, à ce qu’il est devenu et, surtout, à l’accueil reçu dans son nouveau lieu de résidence.

D’autre part, les habitués du Café des Sports où trône, derrière son comptoir, Marcelin, leader de l’opinion locale, au moins dans les limites du bar. Dédé, Emile et Gérard abondent dans son sens. Un sens unique : il faut plus de poigne pour diriger ce pays où tout fout le camp, où il y a trop d’étrangers, et d’ailleurs, d’où vient-il, ce nouveau qui a une gueule pas d’ici ? Quant aux femmes, n’en parlons pas, ou plutôt, parlons-en : entre les putes et les mal baisées, pas de demi-mesure.

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