Crise climatique: assez de temps perdu

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Le sommet de Paris, en 2015, s’est terminé dans l’euphorie d’un accord sur la lutte contre le changement climatique. Celui de Marrakech, fin 2016, fut électrisé par l’élection d’un président américain climatosceptique, ami du charbon et des pétroliers. En comparaison, la COP23 de Bonn a manqué d’un électrochoc qui aurait pu la rendre sexy. Mais sa relative fluidité – exception faite des traditionnelles crispations de dernière minute – ne doit pas masquer que l’Everest climatique est encore devant nous. Il y a sans aucun doute matière à se tordre les mains : il y a 27 ans, le tout premier rapport du Giec confirmait l’origine humaine du changement climatique et alertait du risque des dégâts qu’il pouvait causer. Aujourd’hui, les émissions mondiales sont 60 % plus élevées qu’en 1990.

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