Le styliste Azzedine Alaïa, sculpteur de robes

Azzedine Alaïa en 2015
Azzedine Alaïa en 2015 - AFP

On raconte qu’il travaillait inlassablement de nuit, au son de vieux films, Hôtel du Nord, Les visiteurs du soir… Des classiques découverts au ciné à Tunis, où son grand-père le déposait pour aller jouer aux cartes. On dit que c’est lui qui a inventé le body, le caleçon noir moulant, la jupe zippée dans le dos, des modèles copiés à l’infini. Que ses parents étaient agriculteurs. Qu’il a étudié la sculpture aux Beaux-Arts de Tunis, puis qu’il a commencé à travailler pour une couturière de quartier. Qu’il a débarqué à Paris à la fin des années 1950, qu’il a bossé chez Dior (cinq jours, puis souci de carte de séjour) et chez Guy Laroche (un peu plus, deux saisons). Que c’est en habillant l’une, ou en baby-sittant les enfants d’une autre qu’il est devenu le confident des femmes du monde. Et qu’il en est venu à sculpter des robes à même le corps d’Arletty, de Claudette Colbert ou de Greta Garbo, ce couturier-là boudant l’étape du croquis pour travailler tout de suite en trois dimensions…

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