La favorite Une lecture ardente et intemporelle

<span>La favorite</span> Une lecture ardente et intemporelle

On joue rarement cet opéra, qui fut le moment fort de la période parisienne de Donizetti. Mais l’œuvre cache un piège : si sa déclamation demeure essentiellement française, son phrasé conserve ses racines transalpines et ce hiatus ne va sans poser des problèmes de diction aux chanteurs. Quant à l’orchestre, où la scansion des cuivres semble souvent l’emporter sur la chaleur des cordes, il ne retrouve cette chaleur envoûtante propre au maître de Bergame que dans les deux derniers actes. Ces derniers sont d’ailleurs les plus intéressants de l’œuvre et l’orchestre de Luciano Acocella s’y épanouit enfin avec une belle générosité.

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