Epargne-pension: le plan pour duper 380.000 Belges

Pour atteindre la neutralité budgétaire, l’Etat se financerait sur le compte de ceux qui par ignorance choisiraient un montant  d’épargne-pension qui leur serait défavorable sur le plan fiscal.
Pour atteindre la neutralité budgétaire, l’Etat se financerait sur le compte de ceux qui par ignorance choisiraient un montant d’épargne-pension qui leur serait défavorable sur le plan fiscal. - D.R.

On le sait, l’épargne-pension est chérie des Belges. Plus de 2,5 millions de personnes y souscrivent. Non pour l’attrait des rendements, plutôt chétifs vu le contexte des taux d’intérêt actuel, mais surtout pour les largesses fiscales que le gouvernement leur octroie, puisqu’il s’agit d’un des postes les plus coûteux pour la Belgique en ce qui concerne les postes de dépenses déductibles : 640 millions d’euros en 2015. Et pour cause : même si l’avantage fiscal a été revu à la baisse il y a quelques années, à un taux unique de 30 % – auparavant, le contribuable retouchait entre 30 et 40 % de la prime versée en fonction de ses revenus –, l’épargnant qui verserait le maximum déductible de 940 euros retouche donc 282 euros par le biais de sa déclaration fiscale.

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