Simeoni, un autonomiste plébiscité en Corse

Gilles Simeoni
: l’homme fort de l’île. © AFP.
Gilles Simeoni : l’homme fort de l’île. © AFP.

Il ne porte ni la cagoule ni le fusil. En Corse, il est de cette espèce nouvelle – une sorte de nationalisme « soft » – dont la greffe a pris depuis trois ans déjà dans un biotope débarrassé de quarante ans de lutte armée. Dimanche, l’autonomiste Gilles Simeoni ne va pas seulement rempiler à la tête de l’exécutif corse. À l’issue du deuxième tour des élections territoriales, après le raz-de-marée du premier, il va s’installer comme le véritable homme fort de l’île, celui qui régnera sur une nouvelle entité regroupant les deux anciens départements et la région. Emmanuel Macron, qui plaidait pour un «  pacte girondin  » avec la Corse, ne pourra plus l’ignorer. Son carnet de doléances est prêt. Il demandera la co-officialité de la langue corse, un statut de résident et la libération des «  prisonniers politiques  ».

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